| Accueil | Sommaire généalogie |
J'ai passé la majeure partie de mon enfance à Trith
Saint Léger. Mes parents y résident toujours ainsi que deux de mes soeurs. J'ai
également retrouvé la trace d'aïeux dans cette commune.
Grâce à la sympathie de ses élus qui me font parvenir chaque mois le magazine
de la municipalité "Triscope", je me tiens informé de la vie de la
commune; qu'ils en soient ici remerciés.
C'est pour ces raisons que j'ai voulu faire à ma commune une petite place sur
ce site.
Le texte sur l'histoire ainsi que la plupart des illustrations sont issus d'un
ouvrage réalisé par le service municipal d'information de Trith St Léger en
1988 "Trith Saint Léger - notre commune de 1170 à nos jours".
Je serais particulièrement intéressé par
des témoignages et/ou des documents concernant le Valenciennois, plus particulièrement
la vie des sidérurgistes, des mineurs ainsi que l'évolution des ces deux industries.
Je vous en suis d'avance reconnaissant.
La situation géographique de Trith St Léger
La commune de Trith St Léger est située sur la route
départementale 59 entre Valenciennes et Prouvy, dans le canton de Valenciennes-Sud.
Son altitude est de vingt cinq mètres au dessus du niveau de la mer. Sa superficie
est de 687 hectares.
| Le plus vieil écrit des archives municipales de Trith (1698) |
En 1170 le village établi sur les deux rives de l'Escaut s'appelait Pont de Trith (de trajectus, passage de cours d'eau). Un vieux pont recevait un chemin descendant de Famars et remontant directement vers le hameau que Saint-Léger data de son nom en commémoration du martyr qu'il y souffrit.
Ce passage important se trouvait défendu par une forteresse qu'occupaient
de puissants seigneurs. Parmi eux, Rénier-de-Trith qui participa aux croisades
de Constantinople. C'est pour ses hauts faits d'armes en Orient que les descendants
de Renier-de-Trith portèrent dans leurs armoiries "un croissant de gueule
dans un champ d'argent".
C'est au XIème siècle qu'il est fait mention de Trith dont les seigneurs étaient
pairs du Comté de Valenciennes. Riches et puissants, ils furent longtemps en
guerre avec ceux d'Aulnoye jusqu'à ce que Bauduin V, Comte de Hainaut, les oblige
à renoncer à leurs querelles en 1171.
A la fin du XIIème siècle, le château de Trith passe à la famille de Roeulx
puis au Comte du Hainaut.
La houille, que l'on cherchait déjà à la fin du XVIIIème siècle et que l'on exploite en 1826, façonne ensuite le visage de Trith Saint Léger, ainsi que la sidérurgie. La fosse "Ernest" était ouverte en 1826 à Trith (actuel territoire de La Sentinelle). On peut lire dans une statistique de 1832 "il existe à Trith sept fosses à charbon des mines d'Anzin et ... un établissement considérable contenant des forges et laminoirs à l'anglaise , où l'on étire les fers; plus une fonderie où l'on coule des pièces en fonte du poids de 12 à 15 000 livres." Cet établissement avait été créé en 1823.
De 950 habitants en 1803, la population se monte à 1799 en 1842. Par contre, le territoire de la commune : 1064 ha en 1803 est amputé de La Sentinelle.
|
Chanson (ou histoire) d'Alexandre RUOLT. Né en 1920 à Haulchin, ajusteur en retraite à Trith St Léger. |
La langue universelle en Ostrevant est le dialogue
rouchi dont voici les origines.
La langue romane imposée par l'occupation romaine comportait deux aspects :
la langue d'oc dans le sud et la langue d'oïl dans le nord de la France. Cette
dernière se subdivisait elle-même en plusieurs dialectes dont le francien utilisé
en Ile-de-France et le picard dans la Picardie, l'Artois et le Hainaut soit
en gros dans les départements actuels du Nord (sauf la partie flamande), du
Pas-de-Calais, de la Somme et une partie de l'Aisne. A partir du XIIème siècle,
la politique d'annexion des petits rois de France contribue à l'expansion progressive
de leur langue, le francien, au détriment des autres dialectes.
Dans le nord de la France, à partir du XVIème siècle, le francien, devenu le français, s'impose dans les milieux de l'administration et du grand commerce. A mesure qu'il s'installe, le français assimile quelques termes dialectaux. Le picard y a contribué et, dans la terminologie actuelle, on retrouve un ensemble de mots constituant son apport à la nouvelle langue. Si, avec les siècles, le français s'affirme en tant que langue officielle, certains dialectes, et plus particulièrement le picard, restent le langage exclusif du peuple des campagnes sous des formes patoisantes. L'un de ces patois,hérité du picard est le rouchi dont la zone d'influence recouvre à peu près les arrondissements de Valenciennes, Douai et Cambrai.
Le rouchi présente des lettres de noblesse dans les oeuvres d'écrivains du Nord qui l'ont utilisé et dont le plus célèbre est le poète mineur denaisien Jules Mousseron (1868-1943).
Une tradition bien connue du Nord est celle des géants. Symboles des villes, ils animent les défilés et font le bonheur de tous. Trith ne déroge pas à la règle grâce à "Mononque Hubert" (Mon oncle Hubert).
"Mononque Hubert" représente un artisan peintre
tenant de sa main gauche un pot de peinture et de l'autre une chope de bière,
trinquant à la santé de tous d'une façon éternelle.
Créé en 1949, il mesure 4 mètres de haut et 1,25 mètre de large.
Sur la proposition du conseil municipal, le géant représenterait un personnage
trithois très populaire à son époque : un vieil artisan peintre, célibataire,
qui se signalait fréquemment par des traits d'une joyeuse originalité et que
les enfants appelaient gentiment "Mononque Hubert" en raison de sa
générosité à leur égard.
Le conseil municipal désirait perpétuer, par cette création, la tradition de
l'ouvrier trithois jovial et généreux.
Trith, comme beaucoup de cités du Nord-Pas de Calais,
a beaucoup souffert de la crise qui a affectée la mine et la sidérurgie. Il
ne reste aujourd'hui plus grand-chose d'Usinor qui était le principal employeur
du bassin Valenciennois.
Sur la commune, il ne reste aujourd'hui qu'une usine de métallurgie. Peugeot
y a également ouvert il y a quelques années une usine. Malgré tout, le chômage
reste une réelle préocupation.
Quoiqu'il en soit, la commune de Trith reste très dynamique.
Sans cesse, de nouveaux aménagements contribuent à embellir la commune. Les
élèves des écoles et collèges bénéficient de classes transplantées à des tarifs
particulièrement intéressants. L'accès au sport est lui aussi offert à toutes
et tous. Les mères de famille recoivent chaque année un cadeau offert par la
municipalité à l'occasion de la Fête des Mères.
Chaque 8 mai depuis 10 ans, est organisée 'la Course de la Paix",
qui a, cette année pris une valeur symbolique. Des athlètes de nombreuses
nationalités, Kenyans, Mexicains, Français, Russes, Ukrainiens étaient réunis.
La commune vient de créer son propre site Web, en cours d'élaboration. Vous
pouvez trouver son adresse sur ma page de liens
| Haut de page | Accueil | Sommaire généalogie |